Les effets de la course à pied à court terme sur les cartilages.
JF Esculier de La Clinique Du Coureur (Canada) et ses collaborateurs ont réalisé et publié , en 2022, une revue systématique de la littérature scientifique sur l’effet de la course à pied sur les articulations (1). Les études sélectionnées ont analysé l’effet de la course à pied sur la structure du cartilage, son épaisseur et sa composition. C’est à l’aide de techniques modernes d’imagerie par résonnance magnétique que les effets de la course à pied sur les articulations ont été étudiés. Ces techniques, outre la possibilité de mesurer l’épaisseur du cartilage, permettent également d’apprécier sa composition, sa teneur en eau, en collagène et éléments constitutionnels. Bref, des éléments représentatifs de la santé de l’articulation. Les différentes études retenues dans cette grande revue systématique ont comparé le cartilage du genou (39 études), de la cheville (3 études) et du pied (1 étude), avant la course à pied et après la course à pied dans une population comprenant 760 coureurs.
Il en ressort que directement après une épreuve de course, l’épaisseur du cartilage diminue, sa concentration en eau diminue et inversement, sa concentration en glucosaminoglycan (un de ses composants) augmente. Ces changements sont secondaires à un flux d’eau en dehors du cartilage. Cette modification ne dure pas dans le temps, ainsi la majorité des études montre un retour à la norme après 24h. Le flux d’eau s’inversant. Ce qui montre une adaptabilité rapide du cartilage à la charge induite par une course à pied.
Les effets à long terme de la course à pied sur les cartilages.
Il semble y avoir une relation dose dépendante entre la pratique de la course à pied et les lésions d’arthrose. Ainsi une étude de 2017 (2) a montré que seulement 3.5% des coureurs amateurs développent de l’arthrose au niveau du genou et de la hanche contre 10.5 % chez les sédentaires. Par contre ce chiffre monte à 13.3 % chez les coureurs professionnels de niveau international.
La course à pied semble donc bel et bien favorable à la santé de nos articulations. Cependant il existe un seuil au-delà duquel la course devient potentiellement délétère pour les articulations. Ce seuil est subjectif mais semble être lié au contexte de la pratique du sport. C’est-à-dire qu’un athlète compétitif est plus souvent amené à devoir maintenir ses entrainements ou participer à des compétitions avec des gênes, des douleurs ou même une blessure. A l’inverse, un coureur qui se permet de modifier ses entraînements et/ou ses compétitions afin d’adapter l’effort à ses gênes, dans l’objectif d’éviter ou soigner des douleurs et/ou blessures, semble adopter un comportement plus protecteur.
Les effets de la course à pied sur les lésions cartilagineuses préexistantes.
Un crainte souvent rapportée par les coureurs ou surtout leur encadrement médical est que la course à pied peut aggraver des lésions d’arthrose préexistantes. A nouveau cela semble relever du mythe. Une étude de 2018 (3) a montré que la course à pied n’augmente pas la progression d’arthrose de genou de coureurs de plus de 50 ans sur une période de quatre ans. Par contre, il semble que le cartilage d’un genou arthrosique met plus de temps à « récupérer » que le cartilage d’un genou sain après la course (4). Ce qui signifie qu’en cas d’arthrose, il faut laisser plus de temps à l’articulation pour se remettre d’une course à pied et donc espacer davantage deux sorties que chez un coureur sans arthrose. Ce temps pourra être mis à profit pour pratiquer une autre activité qui travaille l’endurance et surtout la force musculaire en sollicitant moins les cartilage comme la natation ou le vélo. La force musculaire acquise lors de ces deux activités sera utile pour la course à pied, c’est ce que l’on appelle des entraînements croisés.
Quels sont les facteurs de risque d'aggravation d'une articulation pour le coureur
Si l’on doit retenir un facteur lié à la course susceptible d’entraîner des dommages articulaires, c’est probablement une charge d’entraînement non appropriée aux capacités de récupération. Avec ou sans arthrose, c’est donc le volume et l’intensité de la course à pied qu’il faut gérer correctement.
Il ne faut cependant pas perdre de vue que l’arthrose est conditionnée génétiquement et par d’autres facteurs de risques comme l’âge, le poids, des activités physiques ou professionnelles lourdes et des antécédents de blessures du membre inférieur (2).
Quelle est la bonne dose de course ?
Le bon dosage de la course à pied doit être individualisé. Idéalement, le coureur choisira de suivre une planification qui permettra d’avoir une progression qui préviendra les blessures mais également d’optimiser l’entrainement en terme de variation ou de performance. Néanmoins, il n’est pas obligé de courir pour gagner des médailles.
Quelle pourrait être le bon dosage pour un coureur de tous les jours ? Pour elle ou lui, le meilleur indice sera les symptômes ! En effet, le principal facteur de limitation de la course étant la blessure, des symptômes (des signes) pourront apparaitre durant la pratique de la course à pied. Une douleur durant la course qui ne modifie pas la qualité ni la quantité de l’entrainement est acceptable pour autant qu’elle disparaisse dans l’heure qui suit l’arrêt de l’entraînement. Cette douleur durant l’activité est souvent autorisée par les professionnels de la santé et du sport si elle ne dépasse pas 2-3/10 (si 0 est pas de douleur et 10 représente la pire douleur du monde). Si la douleur persiste plus d’une heure après l’entrainement, il est préférable de modifier le programme et si la douleur persiste encore, il est conseillé d’y prêter une plus forte attention (demander conseils à un coach, kinésithérapeute ou médecin). Outre la douleur, une réfléxion similaire pourra se faire avec une sensation de raideur dans les articulations ou les tendons !
En résumé :
La course à pied n’est PAS mauvaise pour les genoux, elle serait même BENEFIQUE pour le cartilage J et ce, même pour les genoux qui souffrent déjà d’arthrose (ralentissement des facteurs de la maladie et amélioration de la douleur et de la fonction des articulations).
Il est important pour le coureur de bien s’écouter et surtout écouter son corps durant la pratique de la course à pied ! Au besoin, il ne doit pas hésiter à demander conseils à un professionnel de la santé ou du sport.
Bibliographie
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Augmentation du taux sanguin d’ions métalliques chez les coureurs?
Girard & al. n’ont pas trouvé d’augmentation de taux sanguin de cobalt chez des triathlètes ayant subit un resurfaçage de hanche (16) .
Abe & al.(17) n’ont pas non plus observé d’augmentation des taux de cobalt ou chrome (< 7 ppb.) chez des coureurs (n = 23, THA = 13, HRA = 10) qui couraient en moyenne 4 fois par semaine une distance moyenne de 3.6 km en un temps moyen de 29 minutes. (suivi sur un an)
Khan & Al (18) montrent une augmentation du taux circulants de cobalt chez patients PTH (THA) (métal/métal) directement après une course sur tapis roulant. Cette augmentation est corrélée à l’angulation de l’implant acétabulaire dont il définissent l’angle idéal en dessous de 40 ° (21 patients). Avec le temps cette augmentation du taux de cobalt circulant post effort à tendance à diminuer.
Mais Heisel & Al (19) ne confirment pas cette augmentation chez des patients soumis à des exercices de course à pied et activités intenses (dont une semaine avec un niveau d’activité de 1621 % par rapport à la semaine précédente). Ils démontrent en outre que le taux de chrome et cobalt post effort est très variable d’un patient à l’autre et dépend notamment de la fonction rénale et du niveau d’hydratation per et post effort.
Brodner & Al (20) ont montré une augmentation des taux de cobalt et chrome après un marathon, mais très vite diminués après une réhydratation correcte.
Les études montrent que lors d’une phase de rodage (que l’on estime à plus ou moins un an après la pause), la prothèse s’use plus que dans les années suivantes (19). Jusqu’à cinq fois plus. L’hypothèse d’une relation entre niveau d’usure et le largage d’ions métalliques dans la circulation est relevée par Heisel & al. (19).
Tous Les auteurs s’accordent pour dire qu’avec le temps le taux circulant d’ions métalliques post effort diminue progressivement pour devenir infime.
On peut en conclure qu’à terme une élévation d’ions métalliques sera faible lors de la course à pied. Une fonction rénale correcte et une hydratation optimale permettront une élimination rapide de ces ions.
Course à pied après une prothèse de hanche.
Laura Elisa Streck & al. (21) ont récemment publié les résultats d’une étude rétrospective concernant 4152 PTH chez 3828 patients âgés de 45 à 75 ans et suivi pendant minimum 2 ans. Les auteurs ont comparé le devenir des prothèse selon le niveau d’activité. Ainsi ils ont défini un groupe de patients à activité modérée (marche 2 blocs plusieurs fois par semaine et faire de la danse ou du jogging occasionnellement) et un groupe de patients à activité élevée (jogging plusieurs fois par semaine).
Les patients coureurs réguliers avaient un meilleur niveau d’activité et un nombre moindre de révisions de prothèse. Si la jeunesse et le capital osseux des coureurs sont des explications probables de la meilleure évolution des patients du groupe haute intensité, les chiffres se confirment malgré tout si l’on tient compte de l’âge, du poids et du niveau d’activité avant l’opération.
Ces résultats confirment ceux obtenus par Crawford & al. en 2021 (22) et Fouilleron en 2012) (26).
Les complications principales d’une PTH dans l’étude de Streck sont le décèlement, la fracture et la luxation. Le pourcentage de complications est également plus élevé dans le groupe «faible intensité». Les auteurs avancent l’hypothèse qu’une activité plus intense s’accompagne d’une meilleure proprioception et d’un meilleur contrôle moteur.
Le décèlement et l’usure de la prothèse sont souvent mis en avant pour déconseiller les sport à haute intensité. Les auteurs suggèrent que malgré les preuves biomécaniques qu’une usure accrue peut être liée à des forces accrues sur la prothèse, les preuves cliniques ne peuvent pas justifier le conseil d’éviter les activités de haute intensité comme le jogging après la mise en place d’une PTH.
La conclusion de l’étude est claire. Le fait de pratiquer du jogging de façon régulière n’augmente pas le risque de complications de la PTH, bien au contraire. La tendance est encore plus marquée chez des sujets jeunes, de poids normal et très actifs avant la mise en place de la prothèse.
Evidemment des études à plus long terme sont nécessaire pour confirmer ces conclusions.
Der Weegen & al. ont, eux aussi, montré que des activités intenses ne menaient pas à davantage de dislocation de prothèse. (23)
Harrington & Al ont publié une revue systématique en 2022 (24). Ils ont repris 4 études qui correspondent à 121 arthroplasties suivies pendant 2 à 11 ans. Leurs conclusions montrent que 70 % des PTH et 75% des HRA ont repris la course à pied. L’étude regroupe davantage de HRA que de PTH, donc des patients potentiellement plus jeunes.
Parmi les 4 études de cette revue systématique 2 montrent un score UCLA activity score de 9 ce qui inclus des activités comme le trekking, la course à pied, le tennis et le ski. Parallèlement un étude montre un score HHS (Harris Hip Score, questionnaire de fonctionnalité de la hanche. Maximum = 91) de 90 chez des coureurs ayant subi une HRA (10) et une autre un score entre 80 et 90 pour des coureurs ayant bénéficié d’une PTH.(6)
Girard (16) voit dans son étude sur le long terme une diminution de la pratique de la CAP, mais probablement due à l’âge avancé des patients (follow-up 11 ans).
Le retour à la course à pied post opératoire est de 14 semaines post HRA et 16 semaines post PTH (Fouilleron & Girard). Sandiford propose 12 semaines post op HRA sans révision de plus que la population non coureuse.
Trail et arthroplastie de hanche, possible ?
En 2020, Rochoy & al. (25) ont réalisé une enquête rétrospective chez les participants de différentes course de l’UTMB sur trois années consécutives entre 2015 et 2017. Pour rappel l’UTMB à Chamonix propose cinq variantes: l’OCC (55km et 3500m de dénivelé positif (D+)), la CCC (101km, 6100m D+), la TDS (121km, 7300m D+), l’UTMB (170km, 10000m D+) et le PTL (300km, 25000 D+). 2469 coureurs ont répondu au questionnaire. Parmi eux, 6 avaient une ou deux prothèses totales de hanche (PTH), 8 avaient un resurfaçage de hanche et 4 avaient une prothèse totale de genou (PTG). Le capacité de courir a été estimée par le taux d’abandon.
80 % du total des coureurs sont finishers et 63% des coureurs avec prothèses le sont. Plus précisément 3 des 6 coureurs avec PTH ont abandonné, tous les coureurs avec resurfaçage sont finishers et un seul des quatre coureurs avec PTG a abandonné.
Les coureurs avec resurfaçage ont participer à de plus longues courses que ceux avec PTH.
Parmi les coureurs opérés de la hanche, le symptôme le plus souvent ressenti est une pubalgie pendant la course mais pas après. Ce symptôme est plus fréquent en cas de PTH.
Si le nombre de sujet est relativement restreint, les résultats n’en restent pas moins encourageants. On parle ici de distances conséquentes sur des terrains accidentés.
Une série de paramètre n’ont pas été pris en considération tels, les antécédents de blessures, le niveau d’entraînement, la force musculaire, etc…
Triathlon et prothèse de hanche.
Girard J. & al. (16) ont suivi 48 triathlètes sur une période moyenne de 4.7 ans après un resurfaçage de hanche.
Pendant la période de suivi, 94% ont repris le sport. Respectivement 79% ont repris la natation, 85% ont repris le vélo et 69% ont repris la course à pied.
28 triathlètes ont même repris la compétition, 21 ont refait des semi-ironman et 7 des ironman. Les performance pré et post opération n’étant pas fondamentalement différentes.
Parmi les 20 triathlètes qui n’ont pas repris les grands formats de compétition, 6 ont repris sur des formats plus petits (triathlon olympique), 8 ont poursuivi la natation et le vélo sans reprendre la course à pied. Trois n’ont repris aucun des trois sports pour d’autres raisons que le chirurgie et enfin les trois derniers ont été incapables de reprendre la course suite à des pubalgies.
Lors du suivi (moyenne 4.7 ans) aucun cas de reprise de prothèse ou de luxation n’est rapporté.
Conclusions
Contrairement aux recommandations trop prudentes de jadis, la course à pied sous toutes ses forme (route, trail, compétition) est autorisée après arthroplastie de hanche sans risquer davantage de complications que chez les non coureurs.
Le délais de reprise tourne autour de 12 à 14 semaines pour le resurfaçage et de 16 semaines pour la prothèse totale de hanche.
Les matériaux plus récents (comme le polyéthylène) confère une plus grande solidité à la prothèse. Le taux d’ions métalliques circulant est élevé dans les premiers temps qui suivent la mise en place d’une prothèse métallique pour se normaliser ensuite. Une bonne fonction rénale et une bonne hydratation per et post effort sont des conditions favorables.
Le resurfaçage se rapproche davantage de l’anatomie et de la biomécanique d’origine est permet probablement davantage de volume et d’intensité de course.
Il va de soit qu’au plus le patient est actif avant l’opération, au plus bénéficie d’un bon capital osseux et d’une bonne force musculaire, au plus la reprise de la course à pied sera aisée.
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